| Podìbrady - Histoir et guide |
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Le passé de Podìbrady remonte a la préhistoire, bien avant l'existence de l'Etat de Boheme. Reliant Prague a l'est de la Boheme, a la Silésie et a la Pologne, une route commerciale traversait ce pays boisé, sillonné par d'innombrables bras de riviere. Cette importante voie de communication franchissait l'Elbe a l'ouest de la ville actuelle, a l'endroit appelé Na vinici. Un hameau et un petit fort de guet naquirent a proximité du gué. Le nom actuel de la ville. Podìbrady, est probablement du a son emplacement: «pode brody» (en aval du gué).
Le développement du hameau fut sans doute marqué par les Slav-níkovci qui avaient construit une agglomération fortifiée a Libice nad Cidlinou, située a proximité. Détruite par la tribu praguoise des Pøemyslides, cette métropole slave de la Boheme de l'Est disparut en 995. Cela entraîna la division de la principauté des Slavníkovci, jusque la unie, en entités administratives plus petites, parmi lesquelles celle de Podìbrady. Le nom de Podìbrady apparaît des le milieu du 12e siecle dans les mentions concernant les familles aristocratiques des Sezemici et des Hroznatovci.
Bien tombé en déshérence, Podìbrady fut attribué, dans la seconde moitié du 13e siecle, au roi Ottokar II Premysl qui fit ériger, en 1262-1268, un château défendu par un fossé d'eau sur l'emplacement d'une ancienne agglomération fortifiée, dans un site stratégique dominant l'Elbe. Au fur et a mesure, une nouvelle agglomération se constitua au pied du château ou s'établirent les gens du château ainsi que les premiers commerçants et artisans. Podìbrady se transforma en une petite ville sujette ou se rendaient souvent les souverains de Boheme, car les forets humides dans ses environs offraient d'excellentes parties de chasse, recherchées, entre autres, pour leur faible distance de Prague.
Le roi Ottokar II Pøemysl compta parmi les souverains qui aimaient a venir a Podìbrady. Il paraît que ce souverain tcheque naquit dans la ville de Mìstec Králové toute proche, lorsque sa mere, la reine Kun-huta, se rendait de Hradec Králové a Prague. Plus tard, Podìbrady accueillit également les rois Venceslas II et Jean de Luxembourg.
Le domaine de Podìbrady connut son épanouissement notamment sous les seigneurs de Kunštát: il leur fut donné en fief par Charles IV. En 1345-1495, six générations de cette famille relevaient leurs biens. Elu roi de Boheme en 1458, Georges de Podìbrady en fut le membre le plus illustre. Excellent diplomate appelé souvent «roi hussite», il fut le premier homme politique européen a avoir tenté de créer une alliance pacifique entre les souverains d'Europe. En 1472, il fit ériger Podìbrady en ville et lui concéda d'importants droits et privileges, ainsi que ses armoiries.
Sous Ferdinand Ier, la ville connut une nouvelle période de prospérité. Lors de sa visite de la ville en 1539, il apprécia les nombreuses possibilités de chasse dans les environs, racheta le domaine donné en nantissement et décida de l'intégrer parmi les domaines gérés par la Chambre royale de Boheme. Au cours de la guerre de Trente Ans dans la premiere moitié du 17e siecle, la ville souffrit d'incursions de troupes suédoises et saxonnes qui l'incendierent. Or le plus grand incendie ravagea Podìbrady en 1681, réduisant en cendres l'hôtel de ville et la plupart des maisons, construites de bois. Suite a cet événement, il fut ordonné, sous peine de la suspension du droit de brassage, de construire sur la place des maisons uniquement en maçonnerie. En peu de temps, la ville changea de caractere. Les remparts furent détruits et les cendres des maisons brulées comblerent les fossés.
Au milieu du 18e siecle, le château impérial suscita l'attention de Marie-Thérese d'Autriche. Son aspect actuel date de cette époque: elle le fit transformer et aménager confortablement pour les séjours de l'impératrice, de son mari François Ie' de Lorraine et de sa cour. Le couple impérial se rendit effectivement a plusieurs reprises a Podìbrady. Sous Joseph II, le château, censé servir de caserne, finit par accueillir les officiers de l'armée impériale mis a la retraite.
Les incendies suivants de 1800 et de 1832 firent disparaître les restes des portes et de nouvelles rues surgirent sur l'emplacement des remparts. Bordée jusque la de maisons patriciennes a deux niveaux dotées d'arcades, la place Renaissance perdit malheureusement son charme.
En 1840, le banquier viennois Georg Sina acheta le domaine de Podìbrady. L'arriere-petite-fille du banquier, la comtesse Chariclea née Ypsilanti s'y établit avec son mari Filip Ernest Hohenlohe von Schillingsfürst. De nouveau la vie mondaine anima le château et son épanouissement favorisa la prospérité de la ville. Il paraît que l'implantation de l'industrie verriere dans cette région, malgré l'absence de matieres premieres et de traditions dans cette fabrication, avait son origine dans l'amitié qui liait le compte et les entrepreneurs Ger-hart.
L'an 1905 marqua un tournant historique dans l'histoire de la ville: le propriétaire foncier allemand von Bulow visita le comte. Ce célebre sourcier désigna dans la cour inférieure une forte source qui fut effectivement forée a une profondeur de 96,7 metres. La découverte de l'eau minérale carbonatée permit d'inaugurer la premiere saison thermale en 1908. La Premiere Guerre mondiale terminée, la ville se transforma rapidement en une ville d'eaux, spécialisée dans le traitement des maladies cardio-vasculaires. Elle ne tarda pas a répandre sa renommée non seulement en Tchécoslovaquie, mais aussi dans d'autres pays, meme lointains.
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| LA VISITE DE LA VILLE |
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| LE CHÂTEAU |
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Transformé plus tard en château de plaisance, le château fort primitif fut fondé probablement dans la premiere moitié du 12e siecle. A cette époque, consécutive a l'anéantissement de la puissance des Slav-níkovci et a l'extermination de la famille des Vršovci, les propriétaires de la région de Podìbrady (on ignore leur nom) firent ériger sur un rocher de marne calcaire dominant l'Elbe une résidence fortifiée. Tombé en déshérence, le domaine de Podìbrady échut au roi Pøemysl II Ottokar qui fit transformer cette forteresse en château fort défendu par un fossé d'eau et le souverain y séjourna a plusieurs reprises avec toute sa cour. Le château compta parmi les sites stratégiques sur l'Elbe censés protéger Prague contre les incursions ennemies de l'est et du nord-est. |
Au 14e siecle, les seigneurs de Kunstát, éminents aristocrates mora-ves, acquirent le domaine de Podìbrady. Ils renfoncerent considérablement la puissance défensive de leur résidence. Au cours du 14e et au début du 15e siecle, leur château fut transformé et doté de fortifications ingénieuses. On agrandit, entre autres, les fossés d'eau existants, alimentés par les eaux montées du barrage.
Un nouveau remaniement du château, dans le style Renaissance, fut entrepris sous l'empereur Ferdinand Ier dans la seconde moitié du 16e siecle. L'architecte italien G. B. Aostalli de Sala dirigea les travaux qui transformerent le château en une confortable résidence de chasse estivale. Les transformations exécutées sous Marie-Thérese d'Autriche effacerent les remaniements Renaissance aussi bien que ceux qui leur avaient précédé.
Les derniers propriétaires, le comte A. F. Hohenlohe von Schillingsfürst et son épouse Chariclea née Ypsilanti, qui posséderent le château en 1885-1912, n'apporterent pas de changements a son architecture.
Son aspect actuel est donc le résultat de plusieurs transformations d'envergure: depuis le château fort défendu par le fossé d'eau, par la forteresse médiévale et la résidence royale Renaissance, jusqu'au château du dernier âge du baroque, aménagé pour l'armée. |
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| VISITE DU CHÂTEAU |
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A présent, il n'y a au château que deux espaces accessibles au public: la chapelle médiévale aménagée en salle commémorative et la salle voisine dite «salle natale du roi Georges».
On accede au château de la place, par une porte ornée de trois blasons en stuc du milieu du 16e siecle. L'aigle bicéphale des Habsbourg est flanquée d'emblemes des royaumes de Boheme et de Hongrie. Au-dessus de la voute de la porte on aperçoit de petites fenetres avec poulies qui servirent autrefois a lever le pont-levis franchissant le fossé. La porte côtoie l'ensemble des dépendances du château, l'avant-chateau-fort, dont les bâtiments ne furent construits qu'au 16e siecle sur l'emplacement des remparts médiévaux. Les dépendances comprenaient cuisines, glacieres, boulangeries, forge, écuries et étables. Il y eut également des locaux ou logeaient le personnel et les gens du château. L'aile nord des dépendances fut transformée en théâtre dont la restauration est prévue. Ancien château d'eau Renaissance, la tourelle prismatique Renaissance située dans la partie sud de la cour offre un beau panorama de l'Elbe. Une porte la relie a la IIe cour.
Le rez-de-chaussée des ailes nord et sud subsiste du château fort royal érigé par les Pøemyslides au 13e siecle.
Communiquant avec l'aile nord, le beffroi gothique représente la plus importante partie du château ancien. Cette tour cylindrique fut pourvue d'une galerie et couverte d'un toit pyramidal. Depuis le moyen âge, le beffroi servait de prison ou l'on accédait par un pont depuis la galerie de la lice. On y descendait les prisonniers a l'aide d'une corde. Sous Ladislav Jagellon, treize chefs des mineurs révoltés de Kutná Hora y furent emprisonnés. De meme que les autres bâtiments, le beffroi fut primitivement plus bas. Au milieu du 18e siecle, il fut surélevé d'étages en briques et surmonté d'un toit baroque. L'épaisseur de la maçonnerie en pierre du beffroi est respectable, de 3,6 metres, le diametre de la tour étant de 10 metres.
La château de Podìbrady fut assiégé a trois reprises. En 1402 et 1420, par les troupes de l'empereur Sigismond et en 1426, par les troupes hussites. Pourtant il ne fut jamais pris.
En face du beffroi, dans une saillie de la cour due aux transformations Renaissance, se trouve un puits de 13 metres de profondeur, creusé dans le rocher de marne calcaire. Autrefois, il fut l'unique source d'eau potable de bonne qualité pour le château et toute la ville. Derriere le puits, du côté nord de l'aile sud, on aperçoit les vestiges des arcades Renaissance du 16e siecle qui furent maçonnées par la suite. Les remaniements Renaissance terminés, il ne resta de l'ancien château fort que le beffroi et la partie inférieure du palais du côté de l'Elbe. La nouvelle aile ouest fut réservée au roi et a sa suite.
Pres du passage par lequel on entre dans la cour, on remarque la plaque commémorative évoquant la découverte de la premiere des source de Podìbrady par le sourcier K. Bülow de Botkamp. Forée en 1905, la source y jaillit de la profondeur de 96,7 metres. L'endroit du forage est couvert actuellement par un couvercle de fer. De la cour intérieure on accede par un escalier a la chapelle du château fort et a la «salle natale de Georges de Podìbrady». Aménagés en salles commémoratives, les deux espaces font partie du Musée de la vallée de l'Elbe de Podìbrady. Dans la chapelle il subsiste des vestiges des fresques avec des motifs religieux et profanes datant du dernier âge du gothique. L'exposition présentée est consacrée e l'époque et a la vie de Georges de Podìbrady, notamment a ses efforts pacifiques.
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| Selon la tradition ancienne, Georges de Podìbrady, devenu plus tard roi de Boheme, naquit dans la salle attenante. L'exposition installée dans cette salle présente l'oeuvre de l'éminent sculpteur tcheque B. Schnirch, auteur de la statue équestre du roi Georges de Podìbrady sur la place. La cave du château abrite des bateaux monoxyles (faits d'une seule piece de bois) datant de l'époque des Slavníkovci de Li-bice, des boulets de pierre des guerres hussites, trouvés dams l'Elbe, et d'autres objets. |
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| LA PLACE DU ROI GEORGES |
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Appartenant a la plus ancienne partie de la ville, elle servit des le début de place du marché. Depuis les temps immémoriaux, elle fut située sur la route commerciale ancienne allant vers Hradec Králové. Construites sur le plan médiéval, les maisons portent l'empreinte de différentes époques. Quelques maisons anciennes conservent leurs noyaux Renaissance et renferment souvent des caves de pierre originales a plusieurs niveaux dont les étages inférieurs servirent a garder la biere. Autrefois, des étals et des stands de boulangers furent installés sur la place.
Les pittoresques arcades Renaissance et les superbes façades des maisons du 16e et du 17e siecle disparurent pour la plupart lors des incendies de 1800 et de 1832. Entierement restaurée en 1993, la place revet un aspect fort attrayant. |
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| STATUE ÉQUESTRE DU ROI GEORGES |
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Due a Bohuslav Schnirch, la statue équestre du roi Georges compte parmi les chefs-d'oeuvre de la sculpture monumentale tcheque du 19e siecle. En l'exécutant, son auteur fit appel a une méthode originale: la statue fut bosselée de feuilles de cuivre fixées par la suite sur une charpente d'acier. Installée tout d'abord a l'Exposition jubilaire de Prague, la statue fut solennelement inaugurée a Podìbrady en 1896. |
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| COLONNE DE PESTE |
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| La colonne de peste fut érigée sur la place en mémoire de la peste qui sévit dans la ville en 1714. Datant de 1765, elle est probablement l'oeuvre de Josef Bergmann, sculpteur baroque de Podìbrady. La colonne est couronnée de la statue de la Mere de Dieu et entourée de quatre saints (st. Venceslas, st. Adalbert, st. Prokop et st. Florian). |
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| MAISON N0 37/1 |
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| Monument classé, la maison au pignon a segments et aux lucarnes fut construite en 1659, date inscrite sur la clef de voute a l'intérieur. Il faut remarquer aussi l'embleme de malteur qui se trouve au meme endroit. |
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| MAISON N0 17/1 |
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| La maison faisant l'angle ou séjourna Franz Kafka dans la famille de sa mere, Julie née Löwy. |
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| VIEILLE MAIRIE - MAISON N0 41 |
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Abritant aujourd'hui la Bibliotheque municipale, la vieille mairie remplaça celle qui avait brulé (elle se trouvait sur l'emplacement de l'actuel hôtel Záložna. A cette fin, la ville acheta en 1775 la maison patricienne Renaissance dont la façade fut surmontée d'un clocher en 1814. Depuis cette transformation, la maison ne connut aucun changement. Du haut du clocher, la cloche convoquait les échevins au conseil, plus tard elle servait a annoncer des incendies. La maison servit de mairie jusqu'a la Deuxieme Guerre mondiale. Une plaque commémorative sur la façade évoque František Turinský, poete et auteur dramatique de la période de l'éveil national, qui naquit dans cette maison. La plaque fut exécutée par le sculpteur Bohuslav Schnirch. |
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| MAISON NATALE DE LUDVIK KUBA - MAISON N0 43 |
| (Café actuel) |
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| La plaque commémorative sur la maison dit que Ludvík Kuba, peintre, musicien, écrivain et ethnographe tcheque y naquit en 1863. Comprenant le paysage, la nature morte et le portrait, son oeuvre picturale influença l'impressionnisme tardif en Boheme et les coloristes tcheques. |
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| HOSPICE - MAISON N0 67/111 |
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| Vieille maison a un étage au bout de la rue Na dláždìní, a côté du musée. Censée servir d'hospice, elle fut construite en 1444 et entretenue grâce a la fondation de Kunhuta de Sternberg, premiere épouse du roi Georges de Podìbrady. Encore au 17e siecle l'hospice accueillait de vieilles femmes pauvres dont le devoir consistait a prier tous les jours pour la santé de la dynastie souveraine des Habsbourg. L'aspect actuel de la maison date du milieu du 18e siecle. Ses locaux sont mis a la disposition du musée. |
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| MUSÉE - MAISON N0 68/111 |
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| Le musée de Podìbrady fut fondé grâce au pharmacien Jan Hellich (1850-1931). Cet éminent chercheur régional dans le domaine de l'archéologie, des sciences naturelles et de l'histoire laissa ses riches collections e l'association du musée. L'exposition actuelle présente la préhistoire, la nature et l'histoire médiévale de la région de Podìbrady. Une partie de l'exposition est consacrée a l'histoire du thermalisme a Podìbrady. Différents ouvrages concernant cette région sont en vente au musée. |
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| EGLISE PRIEURIALE DE L'ÉLÉVATION-DE-LA-SAINTE-CROIX |
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Le presbytere qui est la plus ancienne partie de l'église, date du milieu du 14e siecle. L'aspect actuel de l'église est du a plusieurs transformations dont les plus vastes eurent lieu en 1552-1565. A cette époque, la nef fut transformée en nef-halle a trois vaisseaux et couverte d'une voute dans le style du dernier âge du gothique. Cet ouvrage fut conçu par l'Italien G. B. Aostalli de Sala, architecte de la cour de l'empereur Ferdinand Ier qui réalisa également les remaniements du château de Podìbrady. Le clocher de l'église date de 1814; les derniers travaux de construction entrepris en 1898 sont marqués par le style néo-gothique.
Dans l'angle du premier vaisseau de l'église se trouve une plaque de bois avec la copie de l'inscription figurant sur le sarcophage de Kunhuta de Sternberg qui y fut inhumée en 1449. Ornée d'un relief représentant un homme agenouillé, la pierre tombale placée a proximité couvrait le tombeau de G. B. Aostalli, enseveli dans l'église. La chaire baroque date de 1732, le maître-autel bosselé de cuivre et argenté fut réalisé également dans le dernier âge du baroque. C'est en fait une copie de l'autel de Mariazell, célebre lieu de pelerinage en Autriche. Il faut remarquer les fonts baptismaux Renaissance et deux grands tableaux baroques du 18e siecle: «La Crucifixion» d'un peintre tcheque de l'entourage de Petr Brandl et «Sainte Rosalie» exécutée par un membre de la famille de Karel Škréta. Les autres objets et le mobilier sont néo-gothiques. |
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| PRIEURÉ - MAISON N0 23 |
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| L'édifice du prieuré date du 17e siecle. Sur la façade on découvre une plaque commémorative avec un buste qui évoque le fondateur de l'arboriculture fruitiere de Boheme, le pretre Matìj Rössler, qui vécut en 1795-1829. Dans le verger appelé «Sanspareil» situé pres de Podìbrady, ce grand spécialiste cultiva quelque 2000 especes d'arbres fruitiers. |
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| PROMENADES DANS PODÌBRADY ET DANS LES ENVIRONS |
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| LA COLONNADE ET LE PARC |
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| De la place Jiøího námìstí (du Roi Georges) on emprunte la rue Diva-delní en direction de la gare. Quelques moments apres, la vue du parc et de la colonnade s'ouvre devant nous. Du côté gauche, sous un belvédere de métal, il y avait autrefois la source Eliška. Ensuite on passe devant l'édifice a un étage de la Colonnade avec un pavillon de concert, un restaurant thermal et un café. Situés en face, les bains estivaux renferment le plus ancien bâtiment thermal de 1908. Le haut bâtiment au-dela du carrefour, en face de l'horloge fleurie, fait partie de l’établissement thermal Libenský portant le nom de l'éminent car-'gue Pr. Václav Libenský qui y travailla des 1926. Derriere cet édifice trouve l'hôtel Bellevue TIapák et d'autres maisons de cure. A gauche, juste devant la gare, jaillit la source d'eau minérale Trnka. De la source on emprunte les sentiers dans le parc pour revenir sur la place en passant devant le bâtiment de la colonnade couverte appelée elle aussi d'apres le Pr.
Libenský. Construite en 1934, elle abrite autre source d'eau minérale. Le parc est planté d'essences ligneuses peu communes et orné de plusieurs sculptures. |
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| PICE ET LE PARC NEUMANN |
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| En venant de la colonnade thermale, emprunter la rue Lázeòská, tourner a droite pour traverser la place Rieger avec une source d'eau minérale (source Rieger) et passer dans la rue Komenský. A l'endroit ou celle-ci croise la rue Palacký, tourner a gauche, passer devant le mussée et l'église, continuer vers le bras mort de riviere (Skupice) et le suivre sur la rive côtoyant la ville. Ce bras mort est un territoire fort apprécié par les naturalistes. Dirigées par les spécialistes du Musée national, les recherches y furent entreprises déja au siecle dernier. Au bout du bras mort se trouve le centre de délassement "Èábelna"; la baignade y est possible. Sur une large route asphaltée, tourner a droite et en longeant le camping, on se retrouve pres de l'Elbe. Aller a gauche, vers le restaurant Na streinici et le terrain de golf (voir la promenade a Libice) ou retourner en ville. |
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| OBORA ET POLABEC |
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De la place Jiøího námìstí se diriger vers le pont routier franchissant l'Elbe. Ensuite continuer sur un pont de pierre lancé au-dessus de terrains d'inondation. Construit en 1831, il représentait a l'époque, avec ses 26 arches, un ouvrage remarquable. Au-dela du pont on descend les marches du côté droit, jusqu'au niveau des prés inondés. Sur la pile de la premiere arche on remarque les traits indiquant le niveau des eaux lors des inondations dans les 130 dernieres années. Le long du pont franchissant les terrains d'inondation, on arrive jusqu'a l'église de l'Assomption. En chemin,
on passe devant un vieux clocher de bois. |
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| LA PETITE ÉGLISE MINIERE |
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LA PETITE ÉGLISE MINIERE se dresse a l'endroit ou furent exécutés a tort, en 1496, dix chefs des mineurs révoltés de Kutná Hora. Pour commémorer ce triste événement, on y avait élevé, en 1516, une chapelle de bois qu'une petite église en pierre remplaça au milieu du 17e siecle. L'aspect actuel de l'église est du aux transformations entreprises en 1896 dans le style néo-gothique. Les sculptures sur la façade sont l'oeuvre de Bohuslav Schnirch.
La légende dit que le sang des exécutés avait arrosé l'une des branches du chene qui poussait a cet endroit et depuis, la branche portait des glands dont la forme rappelait les corps décapités en capotes. L'existence du chene y fut attestée jusqu'en 1777 et quelques glands sont conservés encore aujourd'hui au Musée de Podìbrady. |
A proximité de l'église, on aperçoit un puits qui rappelle une source disparue d'eau ferrugineuse (vulgairement dite eau sanglante). Jan Amos Komenský(Comenius) fait lui aussi mention de sa découverte. De 1722 jusqu'a la fondation, en 1908, des établissements thermaux de Podìbrady alimentés par les eaux carbonatées, la source fut utilisée a cet endroit dans de petits bains avec quelques cabines.
Derriere la petite église miniere s'étend le parc a gibier fondé, il y a 400 ans, par l'empereur Ferdinand Ier. A la fin du siecle dernier, on tenta d'y faire acclimater autruches, kangourous, antilopes et autres animaux exotiques. Du côté gauche on aperçoit l'aire du club d'équitation, un champ de course avec une tribune se trouve plus loin. Depuis l'église miniere, en traversant le parc a gibier en direction du cimetiere, on passe devant un stade et un restaurant, bâtiment a colombage de style suisse flanqué d'un pavillon de musique, datant de 1900. Autrefois, ce fut un but d'excursions recherché par les curistes. Avant de rejoindre la route de Prague, on découvre un petit lac ou l'on extrayait la tourbe pour les maisons de cure. On revient en ville par une allée plantée de tilleuls. |
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| AU CONFLUENT DE L'ELBE ET DE LA CIDLINA |
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| De la place Jiøího námìstí emprunter l'avenue Palacký, passer entre le musée et l'église jusqu'au bras mort de la Skupice et traverser un petit pont en direction de l'Elbe. Par une merveilleuse allée plantée de tilleuls on arrive au chene protégé et on continue le long du camping vers le terrain de golf avec le restaurant Na støelnici. En suivant le a gauche, vers le restaurant Na streinici et le terrain de golf (voir la promenade a Libice) ou retourner en ville. |
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| LE SITE DE LIBICE DES SLAVNÍKOVCI |
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Pour arriver au site de Libice des Slavníkovci, il faut 15 minutes de marche environ depuis le confluent de l'Elbe avec la Cidlina (le chemin est réservé aux piétons et aux cyclistes).
A l'entrée du village, du côté gauche, le terrain forme une espece de terrasse surélevée. C'est la que se dressait au 10e siecle l'agglomération fortifiée princiere - la résidence principale de la famille des Slavníkovci. Elle fut construite sur une élévation au milieu des marécages qui se trouvaient a l'époque au confluent de la Cidlina et de l'Elbe. En 995, cet ensemble d'habitations fortifié fut rasé par les Pøemyslides qui exterminerent tous les Slavníkovci. Il ne disparut définitivement qu'apres l'extermination des Vršovci qui succéderent aux Slavníkovci, en 1108 environ (on ignore la date exacte). Dans le site, on a procédé a une vaste prospection archéologique et a la reconstitution des plans des principaux bâtiments.
Installée a la mairie, une petite exposition archéologique évoque l'histoire de l'agglomération (les visiteurs sont priés d'avertir la mairie par téléphone - 0324/77201). Au village on découvre la vieille église St.-Adalbert ou furent inhumés, d'apres la tradition, les fils de Slavník, la cure qui fut a l'origine l'église de l'Annonciation (datant probablement de la meme période que l'ensemble d'habitation forti fié des Slavnfkovci) et l'église protestante néo-Renaissance de 1896 dueaÔ. Kricka.
De Libice revenir par le meme chemin jusqu'au confluent, ensuite emprunter la route asphaltée traversant la foret, longer le terrain de golf et le restaurant Na streinici. Avant le gazoduc tourner a gauche et apres le camping, en suivant le bras mort de la Skupice, regagner la ville.
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